Traitement d'une lésion du ménisque à Paris Est (12e)

Dr Adrien SAINT-ETIENNE - Spécialiste du genou

Comprendre les lésions méniscales

Traitement des pathologies du genou à Paris 12

Le genou comporte deux ménisques, l’un interne et l’autre externe, véritables amortisseurs situés entre le fémur et le tibia. Ils répartissent les charges, stabilisent l’articulation et protègent le cartilage lors des mouvements.

Une lésion méniscale correspond à une fissure, une déchirure ou une rupture du ménisque. Elle peut être traumatique, souvent chez un patient jeune après un mouvement en torsion lors d’un sport de pivot, ou dégénérative, liée à l’usure naturelle et progressive du tissu chez l’adulte après 40–50 ans.

Il existe plusieurs formes de déchirures : fissures longitudinales, horizontales, radiaires, lésions en languette ou anse de seau, lorsqu’un fragment se déplace à l’intérieur de l’articulation. Chaque type de lésion a un comportement différent et peut provoquer des symptômes plus ou moins marqués selon sa localisation et sa stabilité.

Symptômes, diagnostic et évolution d'une lésion du ménisque

Prise en charge du genou à Paris-Est

Une lésion méniscale se révèle souvent par une douleur localisée sur l’interligne articulaire, accentuée lors de la flexion ou des mouvements de rotation. Des sensations d’accrochage, de blocage ou de craquement peuvent apparaître, parfois accompagnées d’un épanchement donnant un genou “gonflé”. Les formes traumatiques provoquent plutôt un épisode aiguë avec une douleur vive. Les formes dégénératives sont plus progressives, responsables de douleurs diffuses, de raideur matinale et d’une gêne à la marche ou aux escaliers.

Le diagnostic repose d’abord sur l’examen clinique, avec des tests spécifiques recherchant une douleur ou un ressaut évocateur. L’IRM est l’examen de référence : elle précise la forme, la localisation et la stabilité de la lésion, et identifie les éventuelles atteintes associées (cartilage, ligament, arthrose débutante).

L’évolution dépend de l’âge, du type de lésion et du niveau d’activité. Certaines fissures restent bien tolérées et peuvent cicatriser partiellement, tandis que d’autres provoquent des symptômes persistants ou récurrents nécessitant un traitement ciblé.

Prise en charge et traitements d'une lésion du ménisque

Chirurgie du genou à Paris 12

La majorité des lésions méniscales, notamment dégénératives, sont traitées médicalement. La prise en charge combine antalgiques, anti-inflammatoires si besoin, adaptation de l’activité et rééducation pour renforcer le quadriceps, les ischio-jambiers et la proprioception. Des infiltrations peuvent être proposées en cas de douleur durable, qu’il s’agisse de corticoïdes, d’acide hyaluronique ou de PRP selon les cas.

La chirurgie est envisagée lorsque la douleur persiste malgré un traitement bien conduit, en cas de blocage articulaire, ou pour les lésions traumatiques instables chez un patient jeune. Deux techniques sont possibles : la suture méniscale, qui répare le ménisque et préserve sa fonction, est privilégiée lorsque la lésion est dans une zone bien vascularisée, et la méniscectomie partielle, qui retire uniquement le fragment abîmé, est réservée aux lésions irrécupérables ou dégénératives gênantes.

Les deux interventions se font sous arthroscopie, en ambulatoire, avec une récupération progressive et un retour aux activités adapté au type de chirurgie.

Diagnostic ciblé

Une IRM permet d’identifier précisément la lésion et d’adapter le traitement.

Préservation méniscale

Chaque fois que possible, le ménisque est réparé pour protéger le cartilage à long terme.

Récupération progressive

Le retour aux activités dépend du type de lésion : quelques semaines après méniscectomie ou infiltration, plusieurs mois après suture.

Questions fréquentes sur les lésions méniscales

Chirurgien spécialiste du genou à Paris-Est

Oui, les douleurs peuvent disparaître spontanément. Certaines guérissent avec rééducation et adaptation des activités.

Une intervention est envisagée si les douleurs persistent, s’il existe un blocage, ou si la lésion est traumatique et instable chez un patient jeune.

C’est une intervention fiable et mini-invasive. Le risque d’usure cartilagineuse existe seulement lorsque la perte méniscale est importante.

Oui, notamment en cas de lésion en anse de seau, où le fragment déplacé empêche l’extension.

La marche, le vélo, la natation ou l’elliptique sont recommandés ; les pivots et accroupissements profonds comme les squat sont à limiter.

Après méniscectomie : 4 à 6 semaines. Après suture : environ 3 à 4 mois, selon la cicatrisation.

Oui, elle est l’examen clé pour confirmer le diagnostic et orienter le choix du traitement.

Oui, surtout en cas de lésion dégénérative ou après ablation importante. D’où l’importance de préserver le ménisque autant que possible.

Rarement. Elle peut être utile dans la phase douloureuse initiale, mais la mobilisation précoce est généralement recommandée.

Oui, de nombreuses lésions dégénératives s’améliorent avec rééducation et adaptation des activités, associé à une infiltration.