Rupture du ligament croisé antérieur à Paris Est (12e)
Dr Adrien SAINT-ETIENNE - Spécialiste du genou
Comprendre la rupture du ligament croisé antérieur
Traitement des pathologies du genou à Paris 12
Le ligament croisé antérieur (LCA) est l’un des principaux stabilisateurs du genou. Il limite l’avancée du tibia sous le fémur et contrôle les mouvements de rotation. Lorsqu’il se rompt, le genou perd une partie essentielle de sa stabilité, en particulier lors des changements de direction ou des mouvements brusques.
La rupture survient le plus souvent lors d’un mouvement de torsion sur un genou en appui : changement brutal de direction, réception de saut mal contrôlée, chute en ski, pivot violent, hyperextension. Contrairement aux idées reçues, elle survient fréquemment sans contact direct, notamment dans les sports de pivot (football, handball, basket, ski). Elle peut parfois être liée à un choc dans les sports de contact.
Sans traitement adapté, l’instabilité expose à des lésions secondaires du ménisque et du cartilage, pouvant accélérer l’apparition d’une arthrose.
Symptômes, diagnostic et évolution d'une rupture du LCA
Prise en charge du genou à Paris-Est
Les signes caractéristiques incluent un craquement initial, une douleur vive, un gonflement rapide, puis une sensation de dérobement, surtout lors des mouvements de rotation. Après la phase aiguë, le genou semble parfois “aller mieux”, mais une instabilité persistante se révèle lors des pivots, des changements d’appui ou des reprises sportives, et beaucoup de patients décrivent une perte de confiance dans leur genou ou une appréhension lors des pivots.
Le diagnostic repose d’abord sur l’examen clinique, grâce à des tests spécifiques permettant d’évaluer la laxité, comme le test de Lachman ou la recherche d’un ressaut rotatoire. L’IRM confirme la rupture et identifie les lésions associées (ménisque, cartilage, autres ligaments). Des radiographies peuvent être nécessaires pour rechercher une fracture associée, analyser l’axe du membre inférieur ou objectiver la laxité par des mesures dynamiques.
L’évolution dépend du niveau d’activité et de la stabilité du genou. Chez certains patients sédentaires ou peu sportifs, une rééducation bien conduite peut suffire à stabiliser le genou. Chez les sportifs ou les patients jeunes, l’instabilité est souvent mal tolérée. Les épisodes répétés de dérobement augmentent le risque d’abîmer les ménisques et d’entraîner une usure précoce du cartilage.
Un suivi régulier permet d’évaluer la récupération, la tolérance à l’instabilité et d’adapter le traitement au mode de vie.
Prise en charge et traitements d'une rupture du ligament croisé antérieur
Chirurgie du genou à Paris 12
Le traitement est personnalisé et dépend de l’âge, du niveau sportif, des symptômes, de la stabilité du genou et des lésions associées.
Chez certains patients peu sportifs, un traitement non chirurgical peut être proposé. Il repose sur un programme de rééducation renforçant les ischio-jambiers, le quadriceps et la proprioception. Cette prise en charge peut permettre une vie normale sans chirurgie, si le genou reste stable et sans blocages.
Chez les patients jeunes, actifs ou sportifs, ou lorsque l’instabilité persiste malgré la rééducation, une reconstruction du LCA est recommandée. Plusieurs techniques existent selon les besoins et les habitudes du chirurgien :
- reconstruction au DIDT (tendons ischio-jambiers)
- reconstruction au tendon rotulien (KJ)
- reconstruction au fascia lata dans certains cas
- association éventuelle d’une ténodèse latérale pour améliorer la stabilité rotatoire
Le choix dépend de l’âge, du sport pratiqué, des antécédents et de la morphologie du patient.
La rééducation est un élément central de la prise en charge: le patient retrouve en moyenne une marche normale en 4 à 6 semaines, une reprise sportive progressive vers 3 mois, et un retour aux sports pivot-contact entre 6 et 9 mois selon la récupération musculaire.
Instabilité du genou
La rupture du LCA entraîne une perte de contrôle lors des pivots et expose à des lésions secondaires.
Traitement personnalisé
La prise en charge dépend de l’âge, du sport, des symptômes et de la stabilité du genou.
Reprise sportive encadrée
La reconstruction permet un retour progressif au sport, généralement entre 6 et 9 mois.
Questions fréquentes sur la rupture du ligament croisé antérieur
Chirurgien spécialiste du genou à Paris-Est
Est-ce qu’une rupture du LCA cicatrise toute seule ?
Non. Le LCA ne cicatrise que rarement spontanément, laissant quasi systématiquement une laxité dans le genou.
La chirurgie est-elle obligatoire ?
Pas systématiquement. Certains patients peuvent vivre normalement sans LCA avec une bonne rééducation adaptée, à condition, que le genou reste stable et que leur activité ne comporte pas de pivots.
Comment savoir si j’ai besoin d’une opération ?
L’indication dépend de votre âge, de votre niveau sportif, de votre profession et de la stabilité réelle du genou. Un chirurgien spécialisé choisir avec vous la meilleure solution selon votre cas.
Quel greffon choisir ?
Il n’existe pas de “meilleur” greffon : chaque technique a ses avantages et ses inconvénients. Le choix se discute en consultation selon votre profil et les préférences du chirurgien.
Puis-je refaire du sport sans opération ?
En général, les sports dans l’axe comportent peu de risque : vélon, course sur terrain stable, natation avec crawl… Les sports pivots comme le football, le rugby, le ski sont par contre à risque d’instabilité élévé.
Combien de temps dure la récupération après une reconstruction ?
Environ 1 mois pour marcher normalement, 3–4 mois pour les sports légers, 6–9 mois pour les sports pivot-contact.
La rupture du LCA favorise-t-elle l’arthrose ?
Oui, surtout si elle s’accompagne d’instabilité répétée ou de lésions méniscales associées.
L’IRM est-elle indispensable ?
Oui pour confirmer la rupture et rechercher les lésions associées, indispensables au choix du traitement.
Mon genou sera-t-il aussi solide qu’avant ?
Oui dans la majorité des cas après reconstruction et rééducation complète.